|
Samedi
2 Juin
2012
La jeune candidate de l’Alliance royale sur la 1re circonscription d’Indre-et-Loire veut faire avancer les idées monarchistes.
En politique, Julie Moreau est une vraie novice. Cette jeune (21 ans seulement) étudiante en naturopathie, originaire de Vallères, se lance, pour son baptême du feu, dans la bataille législative, sous la bannière à fleur de lys de l'Alliance royale. Et si elle a ch oisi la 1re circonscription, c'est essentiellement pour des raisons pratiques : « L'habitat est concentré, j'ai l'impression que mes idées ont moins de mal à s'y exprimer », dit-elle. Pour autant, la jeune fille fait une campagne a minima, sans distribution de tracts sur les marchés, et avec une seule réunion publique à son agenda. « Pas le temps, explique-t-elle, je suis toute la semaine à Poitiers pour mes études, alors je vais à l'essentiel. »
| "Un président pense à la prochaine élection, un roi à la prochaine génération" |
Pour elle, l'idée royale est une évidence depuis… la présidentielle de 2007. « En regardant les programmes des différents candidats, je me suis aperçue qu'ils avaient tous de bonnes idées : l'écologie, pour moi, c'est la moindre des choses ; défendre la famille, quoi de plus naturel ? Alors pourquoi s'opposer ? Il faut un arbitre, au-dessus des partis, pour défendre les intérêts des Français. » Et d'affirmer : « Un président pense à la prochaine élection, un roi à la prochaine génération. » La candidate avoue que si l'accueil des gens est plutôt favorable, parfois on la prend un peu pour un ovni : « Mais c'est normal, nos idées sont tellement originales, iconoclastes. » Pour elle, l'image d'une mouvance royaliste morcelée en une quantité de groupuscules, chacun défendant son prétendant au trône de France, renvoie à un passé révolu : « L'Alliance royale, qui existe depuis 2001, a réussi à fédérer tous ces courants. » Alors, qui sur le trône de France ? « La question n'est pas d'actualité. Nous défendons l'idée royale, sans idée du prince. » Mais, explique-t-elle, « il est impératif que la succession se fasse par la voie dynastique, pour assurer la continuité ».
Foin des idées reçues
Julie Moreau veut aussi tordre le cou à certaines idées reçues : « Chez nous, il y a très peu de catholiques intégristes ; certains de nos membres sont athées. A notre université d'été, j'ai même rencontré un ancien militant de la CGT. » Au niveau local, la candidate avance quelques propositions : introduction de produits bio dans la restauration scolaire, aides aux PME, action sociale de proximité, promotion des thérapies naturelles… Et si elle ne s'imagine évidemment pas être élue députée, elle entend bien, par sa candidature, « améliorer la visibilité de l'Alliance royale ».

|