Grands thèmes pour l'élection présidentielle de 2012

Un roi pour l’unité des Français

L’Alliance royale présente un candidat à l'élection présidentielle de 2012.

Elle veut ainsi affirmer une fois de plus aux Français que la royauté est incontournable pour sortir la France de la division qui la ronge et du marasme dans lequel elle s’enfonce. L’unité autour de la personne du roi : voilà le sens de son engagement politique pour la présidentielle de 2012.

Qu’est-ce que l’unité ? C’est le sentiment d’appartenir à un même peuple, de partager la même histoire, la même culture, le même destin et d’être solidaires dans l’adversité. Or, justement, la République – véritable régime des partis qui jette la moitié des Français contre l’autre moitié à chaque élection – c’est la division. Son idéologie diabolise ceux qui ont le malheur de ne pas se conformer à la pensée unique. Son allégeance politique et financière aux instances supranationales met en péril la cohésion de notre peuple. Et son Président, théoriquement garant de l’unité nationale, n’est en pratique que le chef d’une faction politique.

Au contraire, comme encore aujourd’hui dans toutes les monarchies européennes, le roi personnifie l’unité de son peuple. Délié du jeu politique, indépendant des partis et des groupes de pression, il est seul capable par nature de donner à son peuple le sens d’un destin partagé. Dans la crise de confiance sans précédent à laquelle est confrontée notre pays, la royauté est seule capable de rassembler les Français et de reconstruire l’unité nationale.

Le programme de l’Alliance royale

Que ferait le candidat de l’Alliance royale s’il était élu ? Il aurait pour mandat impératif d’engager des réformes permettant d’assurer à la monarchie des fondations solides, en ayant recours, si nécessaire, au référendum. Ces réformes sont les suivantes :

1.Conduire la réforme constitutionnelle établissant les institutions royales (sur le principe monarchique de la Ve république) avec un Chef d’Etat réellement souverain, garant des intérêts fondamentaux de la nation, défenseur de la justice et de la paix, et arbitre des institutions.

2.Réformer le scrutin parlementaire selon le principe de « démocratie équitable », non seulement pour une meilleure représentation des Français, mais aussi pour en finir avec le régime des partis.

3.Réaffirmer les fondements naturels de la société dans le domaine de la vie, de la famille et de la citoyenneté.

Ainsi, une fois ces réformes adoptées, le Président élu appellera le prince qui aura l'assentiment des Français et lui remettra le pouvoir.

Ainsi, le roi ne sera pas issu d’une élection républicaine : cela n’aurait aucun sens. Le roi ne peut pas entrer dans un jeu politique, car il doit être préservé de la querelle partisane pour rester capable d’incarner l’unité de la France. Bien sûr, après plus d’un siècle de République, l’instauration d’un roi ne se fera pas sans les Français : ce sera une rencontre, celle d’un prince avec son peuple, et, le moment venu, le choix s’imposera de lui-même.

Et si le candidat de l’Alliance royale n’était pas élu ? S’il ne parvenait pas à obtenir les cinq cents signatures, qui constitue le véritable « premier tour » de l'élection présidentielle ? Au moins, au cours de sa campagne, il aura présenté à ses compatriotes les points clefs de son programme. Cela reste une occasion de toucher beaucoup de Français et de leur faire comprendre qu’il est grand temps que la France se retrouve elle-même et qu’elle se rassemble, enfin unie, autour de son roi.

La monarchie, une alternative d’avenir

Il va sans dire que les mesures proposées par l’Alliance royale sont contraires à l’idéologie républicaine, qui remplit le Parlement de représentant des partis politiques, où les débats idéologiques empêchent le plus souvent un travail sérieux. Les conséquences sont catastrophiques : affaiblissement la place de la France dans le monde qui n’assure plus sa sécurité face aux menaces stratégiques, aide sociale qui entraîne un assistanat de masse, économie livrée au grand libéralisme mondial, patrimoine culturel dilapidé et nivelé par le bas, écologie transformé en enjeu révolutionnaire, nationalité française bradée, institution de la famille gravement érodée, sacrifice sans scrupules des enfants à naître et des personnes en fin de vie...

Des réformes sont indispensables pour refonder la société et les institutions politiques et permettre ainsi non seulement à la monarchie de s’installer sur des bases saines, mais également à la France de se relever. L’Alliance royale invite donc nos concitoyens, même non royalistes, à réfléchir sur la capacité de la République à sortir notre pays de la spirale dans laquelle il est engagé. Si vous pensez encore que la royauté est une utopie, alors posez-vous la question : qu’est-ce qui est le plus insensé ? Croire que la République pourra un jour redresser la barre, avec son idéologie jacobine, son clientélisme, sa corruption et sa division, manifestés de façon si permanente dans son régime des partis ? Ou bien penser qu’il faut un homme au-dessus des partis, qui s’inscrit dans une continuité historique qui a fait la France, et qui pourra incarner, par sa présence même, l’unité des Français ? Faut-il sans cesse écoper le navire qui prend l’eau de toute part, ou bien se dire, une fois pour toutes, qu’il est temps de changer de navire ? Non, la monarchie, n’est pas un rêve, c’est une alternative d’avenir.

Réformes proposées par l’Alliance royale pour l'élection présidentielle de 2012

Les principales réformes politiques que l’Alliance royale propose aux Français à l’occasion de l'élection présidentielle s’articulent autour des thèmes suivants :

1.Conduire la réforme constitutionnelle établissant les institutions royales (sur le principe monarchique de la Ve république) avec un Chef d’État réellement souverain, garant des intérêts fondamentaux de la nation, défenseur de la justice et de la paix, et arbitre des institutions.

Selon la Constitution de la Ve République, le président ne gouverne pas. Il appartient au gouvernement de définir et de conduire la politique de la nation. Pour autant, le président est chef des armées, signe les traités, promulgue les lois et donne au gouvernement ses orientations régaliennes. Son rôle est celui d’un arbitre, d’un recours juridictionnel suprême et d’un chef de l’État, garant des intérêts fondamentaux de la France. C’est bien ainsi que l’Alliance royale envisage la fonction royale.

Mais, dans cette Ve République, la Président n’a jamais su jouer ce rôle éminemment régalien. Chef d’un parti politique, élu par une fraction de l’électorat et par une clientèle souvent financière ou idéologique, il a été tour à tour le président fainéant des cohabitations ou le despote absolu des régimes présidentiels.

Il faut réaffirmer la nature de la fonction de Chef de l’État, qui préfigure celle du monarque, en revenant simplement aux prérogatives décrites dans la Constitution actuelle.

Pour lui permettre d’exercer son rôle, le Chef de l’État ne peut pas être l’élu d’un parti. Il doit aussi avoir les moyens d’exercer ses prérogatives « régaliennes ». L’Alliance royale propose donc la création du Haut Conseil.

  • Conseil particulier, il assiste le Chef de l’État dans ses décisions et dans les orientations qu’il donne au gouvernement, notamment dans le domaine stratégique.
  • Chancellerie, il prépare la signature du Chef de l’État : promulgations des lois, signature des traités, décisions de justice régalienne, etc. Il est donc à proprement parler « garde des sceaux ».
  • Cours de justice, il instruit les affaires relevant de la justice régalienne, c’est-à-dire les recours juridictionnels suprêmes, les affaires d’État et les cas juridiques engageant la cohésion de la nation. Le Conseil de la magistrature lui est rattaché, ce qui garantit l’indépendance de la justice.
  • Conseil constitutionnel, il assiste le Chef de l’État dans son rôle d’arbitre des institutions.

2.Réformer le scrutin parlementaire selon le principe de « démocratie équitable », non seulement pour une meilleure représentation des Français, mais aussi pour en finir avec le régime des partis.

Cette mesure concerne d’abord l’équité de la représentation parlementaire, pour que les Français, et non les partis politiques, soient représentés. L’Alliance royale développera davantage ce point au moment des élections législatives. Mais elle a un autre objectif : celui d’affaiblir le régime des partis. En effet, le régime des partis porte non seulement atteinte à l’unité de la nation, mais empêche de surcroît l’exercice normal de la politique en réduisant les débats aux querelles partisanes.

La démocratie équitable est une réforme de fond du mode de scrutin des députés de l’Assemblée nationale. Les députés seront élus par quatre collèges représentant les quatre corps sociaux principaux : les entrepreneurs, les salariés, les familles et les élus locaux (voir pour plus de détails la plate-forme politique de l’Alliance royale). Les députés seront élus par département ; ils siégeront à la fois au conseil régional et à l’assemblée, afin d’assurer la « continuité de la représentation » et de représenter les régions au Parlement.

Ce ne sont donc plus les grands partis politiques avec leurs grands discours et leur clientélisme qui sont représentés, mais les préoccupations réelles des Français. Si bien que la démocratie équitable permettra au chef de l’État de mieux exercer son rôle arbitral et au gouvernement de gouverner de façon plus sereine.

Bien entendu, les partis politiques continueront à exister. D’abord parce que la liberté d’association ne doit pas être remise en cause. D’autre part parce qu’il faudra bien des formations politiques pour présenter des candidats. Mais elles seront remises à leur juste place.

3.Réaffirmer les fondements naturels de la société dans le domaine de la vie, de la famille et de la citoyenneté.

Privée de toute référence autre que celle de la soi-disant « volonté générale » et soumise aux groupes de pression de toutes sortes, la République laisse la société française dériver vers un individualisme destructeur et triomphant. Sans racine, sans repère et sans but, cette société de plus en plus déstructurée autorise toutes les dérives : destruction de la famille, eugénisme, manipulation génétique, nihilisme culturel, etc. L’Alliance royale appelle donc de ses vœux ce que l’on appelle désormais une « écologie de la personne humaine ». Il faut, avant d’entreprendre toute reconstruction politique, réaffirmer la place éminente de la famille, de la vie et de la citoyenneté.

Pour l’Alliance royale, le Chef de l’État doit organiser un référendum pour promulguer les lois fondamentales suivantes :

  • La famille fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme, destinée à accueillir des enfants et reconnue comme cellule fondamentale de la société doit être protégée. En particulier, la famille jouit d’une personnalité morale, la responsabilité première des époux dans l'éducation des enfants est reconnue et la société doit autant que possible permettre à la mère de famille d’élever elle-même ses enfants. Les familles ont droit de cité politiquement (cf. collège des familles qui a des députés dans le cadre de la démocratie équitable) et la politique familiale devient une priorité nationale.
  • La personne humaine commence à la conception in utero et doit être protégée jusqu’à la mort naturelle. Cela suppose l’interdiction de toute manipulation de l’embryon même à des fins thérapeutiques (sachant que, par exemple, les cellules souches sont disponibles ailleurs, notamment dans le cordon ombilical), des mesures d’accompagnement des mères célibataires en grande détresse, voire la facilité d’adoption d’enfants non désirés (ce que la loi empêche aujourd’hui) ainsi que le développement des soins palliatifs pour les personnes en fin de vie.
  • La citoyenneté est un droit inaliénable, qui s’obtient, non plus par droit du sol, mais par filiation ou par adoption civique (c’est-à-dire au terme d’une résidence suffisante pour permettre une complète assimilation par la société française) ; seule la citoyenneté donne accès aux droits publics (élections, association politique, etc.) ; la citoyenneté n’est en aucun cas liée à l’adhésion au régime politique, comme le souhaite la République.

En présentant des thèmes uniquement relatifs aux institutions, à l'organisation du gouvernement et du parlement, ainsi qu'aux fondements naturels de la société, l'Alliance royale a la conviction de poser les véritables questions aux Français : celles qui structurent l'avenir. C'est là un sujet essentiel sur lequel il faut prendre le temps de réfléchir, ce que les tenants de l'idéologie républicaine ne veulent absolument pas.

Les mesures conjoncturelles à prendre en matière économiques, financières, sociales... seront davantage développées durant la campagne des élections législatives qui suivront l'élection présidentielle. Il est en effet essentielle de poser d'abord les grandes lois fondamentales, c'est-à-dire les modalités selon lesquels ces sujets seront discutés et tranchés.