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Samedi
25 Décembre
2010
Il n'y a jamais eu d'unité nationale dans ce pays malgré les efforts du président Houphouët-Boigny entre 1960 et 1993. Il ne faut pas oublier que ce pays subit des frontières coloniales qui n'ont rien à voir avec les régions naturelles de l'Afrique, à savoir que le découpage de pays comme celui-ci, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigéria ou le Cameroun sont divisés dans le sens vertical alors que depuis des millénaires l'Afrique est divisée dans le sens horizontal : la savane ou se trouvent les royaumes, la forêt tropicale et enfin le bord de mer.Chacune de ces régions est occupée par différentes ethnies qui tiennent farouchement à leurs propres identités et coutumes. De plus la région nord, favorable à Ouattara est de majorité islamique (environ 38%) alors que la région sud, favorable à Gbagbo est plutôt catholique (environ 22%).
Quant au reste de la population elle est de religions diverses avec cependant 17% de religion traditionaliste (sorciers, fétiches, etc...).Pour l'anecdote, Houphouët-Boigny avait fait emprisonner Gbagbo entre 1971 et 1973 en tant que fauteur de troubles. Ce dernier tentait de promouvoir le multipartisme en Côte d'Ivoire avec le soutien affirmé du parti socialiste français. En 1992, Ouattara, alors premier ministre de Houphouët-Boigny, le fit à nouveau emprisonner durant 6 mois.Pour en revenir aux élections de 2010, le premier tour accordait 38,04% à Gbagbo au sud, 25,24% à Bédié au Centre et 32,07% à Ouattara au nord. Les voix de Bédié (ancien président à la suite de Houphouët-Boigny) s'étant reportées sur Ouattara, il n'est pas étonnant, voire normal et prévisible que ce dernier ait eu la majorité des voix.Nous avons là l'effet le plus pervers de la République qui est incapable de créer une identité nationale ou une Patrie et qui est sans cesse mise en cause par une partie de la population mécontente d'être dirigée par un homme qu'elle ne reconnaît aucunement. Nous avons le même exemple en Biélorussie.
Seul un roi est capable de parvenir à créer cette unité nationale qui fait tant défaut à nos concitoyens.L'une des solutions (peut-être la meilleure) serait-elle de revenir à un partage ethnique de la Côte d'Ivoire en séparant le nord pour Ouattara et le sud pour Gbagbo? Ainsi tout le monde serait content et ce pays retrouverait ses frontières naturelles.
Philippe
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