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Au même titre que ses homologues européens, la Grande Bretagne contribue au budget agricole européen, en rapport avec sa prospérité. Son retrait de l’Union, va diminuer les recettes dans une proportion plus importante que les dépenses. La différence, estimée à une dizaine de milliards sur un budget communautaire proche de 160 milliards, mesure l’impact du Brexit.

On peut s’interroger sur les retombées directes de cette restriction budgétaire. Le risque de diminution des subventions, deviendrait une opportunité, si la refondation de notre chaîne agroalimentaire parvenait à assurer à nos agriculteurs un revenu décent, comme résultat de leur travail, et non comme celui d’une supputation de nos technocrates européens.

Notre modèle hyper-productiviste, inscrit dans la spirale compétitivité-prix, a ses limites, car il est impossible de compresser indéfiniment les coûts, pour les aligner sur ceux des producteurs qui n’obéissent pas aux mêmes règles et ne subissent pas les mêmes contraintes. Par ailleurs, il n’apporte pas la réponse attendue par des consommateurs soucieux de se sustenter avec des produits plus issus de la nature que des laboratoires.

Il est peu probable que les états généraux concluent sur la solution universelle qui ravira tous les acteurs, par un partage équilibré de la valeur. Si ils parviennent à les contenter a minima, et à soutenir les initiatives que l’on voit poindre en complément du système actuel, une première marche aura été franchie. Il conviendra de rester concentrés sur les objectifs qui ont justifié ces états généraux, et vigilants face aux pressions de groupes dont les intérêts sont parfois antagonistes.

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