Page Précédente

C’est la dernière ligne droite, le dernier virage, les derniers sursauts de convulsions des militants. Tous sautillent, hurlent et demain pleureront sur la défaite ou la victoire de leur champion.
Il a toutes les qualités leur candidat, il est même selon ses soutiens : Le Sauveur, Le Messie !
Ah les idiots, qu’ils me font bien rire. Ils donnent leur temps, leur argent, pour une idée floue, pour un candidat, qui sauvera le monde, et même ! Les extra-terrestres, et pourquoi pas ? Lorsque la logique d’une campagne est la surenchère démagogique et le vide politique, je ne vois pas en quoi je m’écarte du républicanisme en disant cela ?
Finalement que va-t-il se passer ? Eh bien rien, et oui, rien, les perdants feront l’opposition pour exister et le gagnant agira selon son bon plaisir s’il obtient la majorité à l’Assemblée. Les partis toucheront le petit pactole de quelques millions du contribuable pour rembourser cette chamaillerie inutile et tout rentrera dans l’ordre.
A part quelques variantes sur le nom des affaires, des opérations militaires, des lois et amendements nous n’aurons plus qu’à attendre cinq ans pour recommencer.
Nous continuerons à glisser vers la disparition lente mais décidée de notre pays dans l’empire européen et ce qu’il nous reste de pouvoir sera établi loin de nous et copieusement gardé par des étrangers qui n’ont pas le souci des peuples de France. Il y aura peut-être un mieux fictif dans l’économie, qui nous permettra de baisser de quelques euros  le prix du gazole, voire miracle ! De quelques centimes le pain, et puis une autre crise nous claquera en pleine figure. Capitalisme oblige.
Le gouvernement découpera les circonscriptions, nous pondra une taxe sur je ne sais quoi, fera charger nos flics sur des manifestants, criera aux loups lorsqu’un journaliste parlera trop fort d’une injustice et nous promettra tous les ans ses vœux de bonheur.
Et dire, Oh Seigneur, qu’il n’est pas besoin d’être devin pour le savoir ou même le sentir. Les peuples sentent bien  plus vite qu’ils ne savent et combien de milliers et même de millions de Français de tous milieux et de toutes idées le sentent.
Les chantres du régime et leurs cours veulent nous faire croire qu’ils seront, l’un, le grand homme, l’autre le révolutionnaire. Mais finalement sans changer les règles du jeu que sont les institutions que peuvent-ils changer du haut de leurs sermons? Les partis, comme nous le voyons encore une fois, ont pris la vie politique en otage, et l’expression du citoyen dans la Res Publica est réduite à un rectangle de papier recyclé qui fera seulement changer le nom du maître du moment. Si la démocratie se résume à ça, je vous invite à relire Aristote, vous serez étonnés de savoir que la démocratie peut être plus complète. Lisez également notre plateforme politique, la version que nous proposons vous séduira, nous y proposons bien plus que quelques ratures sur la bizarrerie que la république utilise. Vous serez étonnés de voir que les royalistes, contrairement à ce qu’on vous apprend depuis votre tendre enfance, sont des défenseurs acharnés de la démocratie et de la Res Publica. Serions-nous des ennemis des libertés ? Nous voulons qu’elles  soient arrachées des oligarques pour être remises là d’où elles n’auraient jamais dû partir, c’est à dire entre les mains des citoyens. Ennemis de la démocratie les royalistes ? Alors  que nous voulons donner sa défense au peuple pour qu’il puisse jouir de ce droit sans avoir besoin d’une étiquette partisane ou du concours de l’argent.
Mais il ne faut pas se leurrer, rendre aux Français les libertés et la démocratie ne pourra se faire sans une institution au-dessus des clivages, au-dessus des passions et des puissants, une institution intemporelle et stable, cette institution c’est la Famille royale, dont la personne du Roi est la constante temporelle.
Matthieu Pautrat
Délégué Alliance royale Bourgogne

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !