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Article du 6/3/2019

Le 26 mai prochain, les électeurs des 27 États membres de l’Union européenne vont désigner leurs représentants au Parlement européen pour une durée de 5 ans, au suffrage universel direct à un tour. Le retrait du Royaume-Uni ramène le nombre de sièges de 751 à 705 ; 27 sièges sont réattribués à des membres sous-représentés en fonction de leur population. Ainsi la France gagne cinq sièges et passe de 74 à 79 eurodéputés selon la règle de proportionnalité dégressive. Les partis ayant obtenu plus de 5% des suffrages bénéficient d’un nombre de sièges proportionnel à leur nombre de voix.

Pour se faire entendre comme parti politique et défendre une autre voie pour l’Europe, l’Alliance royale propose sa liste et développe sur son site électronique http://www.allianceroyale.fr/le-programme-de-lalliance-royale-pour-les-elections-europeennes/) son programme s’inscrivant dans une perspective résolument française.

Voici dix points pour résumer facilement .notre programme et donner à vos interlocuteurs les raisons de voter royaliste.

1. L’Union européenne doit rester une instance de coopération. Elle n’est ni une entité supranationale, ni une entité fédérale, ni une nation.

L’attachement des peuples européens à la souveraineté de leur nation doit être respecté. Nous dénonçons le déficit démocratique européen, qui nie l’expression des trois nations (France, Pays-Bas et Irlande) qui se sont exprimées par référendum sur le traité constitutionnel européen ou sur le traité de Lisbonne.

2. Seule une France forte et souveraine peut participer activement à une communauté européenne tout en préservant ses intérêts fondamentaux. Une France sans souverain perd sa souveraineté. Un président de la République reste toujours un chef de parti incapable de représenter tous les Français et d’être un arbitre au-dessus des partis. Il nous faut un roi pour peser davantage dans le concert des nations.

3. La France doit retrouver la maîtrise de ses lois.

Plus de 80 % des lois françaises nous sont imposés par des directives européennes que nous ne maîtrisons que partiellement. Nous refusons que les lois françaises soient dictées par des institutions étrangères à notre pays.

En application du principe de subsidiarité, la France est en droit de décider librement des règles qui s’imposent à elle.

4. La technocratie européenne doit cesser d’empiéter sur nos libertés et d’uniformiser les usages.

Le calibrage des fruits et légumes, la fabrication des fromages et autres usages nationaux, ou les taux de TVA n’ont pas à être décidés par les institutions européennes.

On ne peut avoir confiance dans la République française, qui ne fait que reporter sur le plan européen ses comportements technocratiques centralisateurs, pour défendre nos libertés.

5. Des mécanismes de coopération à géométrie variable doivent permettre aux pays membres de s’associer en fonction de leurs intérêts, sans contrainte.

Selon le principe de souveraineté, les États doivent pouvoir conclure librement entre eux des accords de coopération, sans passer sous les fourches caudines des institutions européennes. Ceux dont ce n’est pas l’intérêt doivent naturellement en être dispensés sans que cela soit considéré forcément comme un échec.

6. Pour protéger les intérêts des Européens contre la concurrence déséquilibrée des pays qui n’appliquent pas les mêmes règles du jeu, nous devons rétablir la préférence communautaire.

Nous nous opposons à l’ouverture sans contrôle des frontières. Pour résister face aux pays qui manipulent leur monnaie, n’offrent aucune protection sociale ou ne reculent devant aucune atteinte à l’environnement, il faut rétablir des droits de douane européens et, selon le cas, des droits de douanes français pour protéger nos industries et nos emplois.

7. Nous refusons l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.

Pour constituer un espace de coopération naturel, l’Europe ne doit inclure que des pays marqués par une culture commune et ayant un niveau de développement homogène.

8. La France doit pouvoir préserver sa culture et ses amitiés hors d’Europe, en particulier dans l’espace francophone.

L’Alliance royale rejette le tout anglais, que les institutions européennes tentent insidieusement d’imposer. Il faut au contraire promouvoir véritablement le pluralisme linguistique et culturel, qui constitue une richesse de l’Europe. La France a aussi des solidarités en dehors de l’Europe ; elle doit pouvoir les maintenir librement. L’Europe n’a aucun droit sur ces amitiés auxquelles nous Français tenons beaucoup par notre histoire.

9. La charte des droits fondamentaux de l’union doit être modifiée.

La non-discrimination à raison de l’orientation sexuelle ne doit porter en aucune manière atteinte au mariage (qui est l’union d’un homme et d’une femme) et à la famille.

10. Les traités européens doivent défendre l’héritage culturel de l’Europe et reconnaître ses racines chrétiennes.

L’Europe est fondée sur ses racines chrétiennes. Elle n’a aucun avenir si elle ne reconnaît pas son identité. Selon ces racines, la France a besoin de penser autrement le débat politique, non pas dans un esprit de division mais plutôt dans un esprit de construction en commun, pour le bien de tous.

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