Plus d’une quarantaine de personnes avaient bravé les rigueurs de l’hiver alsacien (la neige n’avait pas cessé de tomber en cette journée du 8 janvier) pour venir écouter M.Jean Sévillia dans une salle de la prestigieuse Maison des Vins d’Alsace de Colmar sur l’invitation de l’Alliance royale
L’auteur a présenté le pendant de l’ ouvrage "l’impératrice Zita" puisque après l’épouse, voici maintenant le mari, Charles d’Autriche qui vécut une bien courte histoire puisqu’il mourut à l’âge de 35 ans : histoire qui commence comme une valse de Strauss, se poursuit dans la fureur d’un opéra de Wagner et s’achève comme un choral de Bach avant de connaître en 2004 et la béatification par SS.Jean Paul II, une postface en forme d’Exultate de Mozart
L’auteur a souligné la grandeur personnelle de l’homme qui s’est attaché à promouvoir la paix contre vents et marrées pendant ses deux ans de règne face à des belligérants acharnés (notamment Clémenceau).
Quand arriva le temps des épreuves (le couple et ses huit enfants ont même connu la faim à Madère), dans un monde qui s’écroulait autour de lui, Charles montra l’abnégation des grandes âmes dans la foi, l’espérance et la charité. M Sévillia dressa un parrallèle entre cet effondrement d’après-guerre et la situation actuelle . Jean-Paul II béatifia l’empereur en 2004 non pour son action politique mais pour son exemplarité en tant que modèle de père, d’époux qui su accomplir son devoir d’Etat avec discernement
Rappelons que Jean Sévillia est rédacteur-adjoint des pages culturelles du Figaro Magazine, historien et spécialiste de l’Autriche et des Habsbourg
Après les questions et les dédicaces, les conversations ont continué autour d’une flûte de crémant Hauller