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Marche pour la vie

L’Alliance Royale était présente en la personne de Robert de Prévoisin, son secrétaire général, et d’une équipe de militants lors de la grande marche pour la vie. Dix à quinze milles personnes se sont rendues de la République à la Bastille, trajet imposé par la préfecture, pour manifester que « 30 ans d’avortement, ça suffit » de chosifier l’être humain du début de la vie (expérimentation sur l’embryon, sélection eugénique) à la fin de la vie (euthanasie). L’Alliance Royale s’était engagée auprès des organisateurs à avoir une présence discrète et peu visible (sans ses bannières). Mais l’Alliance Royale tient à affirmer le soutien à cette démarche qu’elle a inscrite dans sa plate-forme pour l’élection européenne de juin 2009.

L’article cinq de la plate-forme européenne de l’Alliance Royale traite des fondations européennes. Considérant « qu’il n’est pas suffisant de définir des priorités politiques et de mettre en place des institutions pour qu’une coopération soit durable et harmonieuse. La communauté des états européens doit s’appuyer sur des fondations solides, non pas seulement politiques, mais aussi culturelles. Les Européens sont héritiers de valeurs qui ont permis de bâtir une civilisation à laquelle notre pays appartient.

L’Alliance Royale propose donc deux priorités dans cette perspective : défendre l’héritage chrétien de l’Europe et rétablir l’ordre naturel ». Rétablir l’ordre naturel

L’Europe, c’est aussi une histoire commune entre plusieurs peuples, qui ont développé une civilisation fondée sur la liberté, la dignité de la personne humaine et donc sur le respect de la vie.

Or l’Union Européenne, refusant l’héritage chrétien de sa propre civilisation européenne et lui préférant les « Lumières » du XVIIIème siècle, respecte de moins en moins la personne humaine. L’Alliance Royale refuse cette culture de mort qui tue chaque année des centaines de milliers d’enfants à naître, qui dénature le mariage, qui ruine l’autorité, en particulier celle des pères, qui collectivise l’éducation contre l’autorité parentale, qui affaiblit les familles, qui nivelle l’école, qui mine le sentiment patriotique, qui érode le sens du devoir, qui incite les jeunes à assouvir leurs pulsions sans contraintes, qui banalise les mœurs déviantes, qui rejette – voire tue – les handicapés et les vieillards, qui laisse prospérer la manipulation génétique, tout cela au nom de l’hédonisme et du relativisme.

L’Alliance Royale veut une Europe dans laquelle chaque pays respecte l’ordre naturel, une société centrée sur l’épanouissement des familles, cellule de base de la société et premier lieu d’apprentissage de la vie sociale et d’enracinement de la personnalité. Elle préconise la réinstauration de l’autorité parentale, une politique nataliste volontaire, à l’instar de ce que nous avons vécu au lendemain de la deuxième guerre mondiale, avec la protection des plus faibles : enfants à naître, handicapés, vieillards.

De façon très concrète et immédiate, l’Alliance Royale propose une modification de deux articles de la Charte européenne des droits fondamentaux :
- article II-2, Affirmer le droit à la vie qui doit s’appliquer aussi à l’embryon dès sa conception. Ceci implique l’interdiction de l’avortement, à l’exception de cas cliniques avérés.
- article II-21, Supprimer l’extension de la non discrimination à l’orientation sexuelle, qui vient en contradiction avec l’affirmation du principe du mariage hétérosexuel, en tant que fondement privilégié de l’organisation de nos sociétés. L’expérience acquise en ce domaine montre trop souvent qu’une telle discrimination se traduit, dans les faits, par des formes de discrimination à rebours, en contribuant à jeter le discrédit à l’égard des principes fondamentaux du droit naturel et à favoriser de manière irresponsable la transgression de ces derniers.