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donald-trumpTous les sondages la donnaient gagnante.
Son camp, gonflé à bloc, avait agité l’image effrayante d’un ogre vulgaire et mal coiffé, dont les idées allaient mettre le monde à feu et à sang. Puis celle de la candidate démocrate s’est ternie, suite à des révélations de corruption; et dès ce moment, jamais dans l’histoire des État-Unis nous n’avons assisté à un débat aussi consternant, des coups bas en dessous de la ceinture et des invectives de bas étage.Le monde, ou plutôt un certain monde, se réveille ce matin avec la gueule de bois. “Un monde s’effondre”, tweete délicatement l’Ambassadeur de france aux Etats-Unis avant de l’effacer, pris d’une lueur de conscience; les plus pessimistes voient même Marine Le Pen future présidente. Panique totale dans les couloirs de l’Élysée!Nous, observateurs européens, voyons ce qui se déroule comme une mauvaise pièce de théâtre de boulevard, dont le programme vendu à l’entr’acte nous avait déjà présenté les personnages: la vertueuse démocrate contre le milliardaire xénophobe, et l’ours russe tout aussi inquiétant; quant à la la trame du spectacle: la guerre qui pointe à l’horizon… Ce programme, dûment préfabriqué par les journalistes aura-t’il raison de notre intelligence? Comme on peut lire avec justesse sur les réseaux sociaux, “les journalistes qui critiquent Trump sont les mêmes qui nous ont vendu Hollande il y a quelques années”…Loins de se réjouir d’avoir à choisir un jour entre la peste et le choléra, comme ce fut le cas hier outre-Atlantique, nous ne pouvons que déplorer, une fois de plus d’avoir à pleurer les effets dont on chérit les causes, en attendant notre deuxième tour l’an prochain pour faire semblant de pleurer; d’avoir à élire “contre” au lieu de choisir “pour”; de se lamenter sur des promesses non tenues tout en sachant qu’elles ne le seront pas plus; de se demander si d’anciens élus autrefois inquiétés par la justice ont la légitimité pour se présenter aux suffrages, enfin, de permettre aux acteurs politiques de continuer à prendre le peuple pour des imbéciles.Car il ne faut pas s’y tromper, cette élection américaine en est le révélateur: le système républicain, basé sur la finance et le régime des partis, permet à  n’importe quel individu, peu importe ses qualités, d’accéder aux rènes d’un pays. Il ne sert à rien de se lamenter sur ce fait, tant que l’on n’aura pas compris les rouages d’un système pervers diamétralement opposé à la réalisation du bien commun. Et si l’Alliance Royale se bat pour restaurer la Monarchie en France, c’est justement pour que le débat politique change de terrain, et que les énergies se concentrent enfin sur ce qui semble essentiel: le bonheur des peuples.Dominique LELYS

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