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Article du 26/11/2019

Si je peux dire que notre langue, « le français », me constitue, en revanche, ce n’est pas suffisant et pour les autres critères cela devient un vrai casse-tête de les définir.
Avoir la nationalité ? Beaucoup de ceux qui la partagent refusent de s’en réclamer. S’ils en possèdent une autre, ils préféreront la mettre en avant. Le drapeau qu’ils brandissent en sortant de chez eux, n’est pas celui de leur pays, celui où ils vivent. Ils nient tout lien avec les valeurs et l’histoire de cette terre qu’ils partagent aujourd’hui. Ils rejettent la France car ils en ont une mauvaise opinion. Habiter un pays, y naître, ne donne pas pour autant le sentiment d’appartenir à la nation qui l’a façonné.
Pour ma part je dois me rendre à l’évidence : c’est le péril extérieur, aussi bien économique que démographique, qui aiguise ma conscience d’appartenance à un groupe particulier. Celui des Français, c’est-à-dire de ceux qui aiment la France. Le phénomène commun aujourd’hui – et même devenu dominant – c’est la « francophobie ». Les mouvements démographiques récents ont entraîné l’arrivée massive de populations exogènes sur notre territoire ; et beaucoup de ceux qui sont devenus de nos compatriotes de fait exècrent la France.
Bien sûr, ceci n’est pas une fatalité, mais nos dirigeants refusent de prendre le problème à bras-le-corps. Il suffit de les écouter avec leur vocabulaire choisi : « le voile dans l’espace public n’est pas mon affaire » (Pilate n’aurait pas dit mieux). Ou encore, lors du guet-apens des policiers et des sapeurs pompiers à Chanteloup-les-Vignes, avec jet d’engins incendiaires et l’incendie d’un chapiteau de cirque appartenant à une association locale de spectacle vivant ; le Premier ministre qualifie les auteurs de « petite bande d’imbéciles et d’irresponsables » en excusant par cette dénomination des criminels ayant commis des actes odieux avec préméditation. Piéger les forces de l’ordre n’est pas affaire d’improvisation.
La convergence républicaine aboutit à la destruction de l’identité française, de la France comme nation ; elle remet en cause l’existence de notre pays, de sa culture, de son histoire, d’une civilisation qui s’évapore dans un conglomérat insaisissable. Notre pays s’autodétruit, se suicide en se vidant de ses entrailles. La transmission de la culture est volontairement mise à mal.
Celle-ci, si précieuse pour l’humanité, celle-ci que nous croyions impérissable et éternelle, cette fierté de la grandeur française que nos rois avaient portée à son sommet, en éclairant l’humanité et en favorisant toutes les formes d’art et de savoir, cette culture mériterait pourtant d’être protégée et sauvegardée. Les dirigeants, depuis bientôt un siècle, en favorisant cette déliquescence se disqualifient.

Mon patriotisme est devenu compassion, je ressens la souffrance de mes compatriotes. Et pourtant, parce que je suis Français, je crois que c’est par l’amour et l’empathie que je vais contribuer à y remédier. C’est en aidant ceux qui détestent ce pays à le comprendre et l’aimer que nous allons par un acte gratuit, puisé au plus profond du cœur, les aider à accepter de s’intégrer puis à s’assimiler au peuple français, qui a tant fait pour la progression de l’humanité.
Les préoccupations de nos technocrates sont très loin de la réalité populaire. Leur réveil n’en sera que plus brutal : ils penseront faire un cauchemar et, en émergeant de leur léthargie, ils seront confrontés une réalité bien pire que les songes les plus noirs. Ils mettent le feu au pays, nous serons donc les sapeurs-pompiers. Nous sauverons les Français et nous sauverons la France.

Aujourd’hui les royalistes doivent se préparer ; ils doivent se mobiliser pour rassembler et non pour exclure. Nous accueillons toutes les bonnes volontés, sans distinction, pour défendre les valeurs françaises, redonner l’espoir à nos compatriotes, vaincre l’obscurantisme républicain afin de retrouver ce sentiment de fierté d’appartenir à un peuple unique et original. Ensemble nous relèverons la France et son peuple.

Olivier Leconte

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