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Éditorial du 13 mars 2020

La République n’a pas pris de mesures radicales, au début, pour empêcher la propagation du virus pour trois motifs : d’abord, parce que mettre la France à l’arrêt aurait engendré un coût économique et social très lourd avec une augmentation du chômage et des fermetures d’entreprise ; ensuite, parce qu’en partant du principe que l’on ne pouvait pas arrêter le virus, il était plus simple de le laisser se répandre en le contrôlant ; enfin, parce qu’il aurait fallu filtrer les frontières et l’idéologie dogmatique « bien pensante » s’y refuse. Celle-ci prévaut sur la santé et la mort de nos compatriotes. Alors… Comme le rendez-vous de la lutte initiale contre la propagation de la maladie a été manqué, il nous reste la mobilisation et l’action. Il faut faire confiance aux Français.

Être objectif n’est pas simple. Personne aujourd’hui n’est capable de se situer par rapport à l’épidémie. Chaque représentant du système républicain filtre ses déclarations et agit à travers son prisme individuel au service de son ambition et de sa mise en valeur personnelle. Y a-t-il une exagération de la menace, voire un catastrophisme ? Qu’en est-il de la mutation possible du virus ? Les médias comme les représentants de l’État en font trop. Sous couvert de « transparence », ils abusent en créant un sentiment de disproportion qui va dans un premier temps faire naître l’inquiétude et l’angoisse puis, dans une deuxième phase, le scepticisme qui peut devenir dangereux s’il conduit certains d’entre-nous à moins se protéger, ce qui mettra en danger toutes les personnes à risques de leur entourage. Au contraire, en informant honnêtement, vous obtiendriez l’adhésion de tous et des comportements raisonnables. Il faut faire confiance aux Français.

Le 28 février dernier, le pouvoir exécutif républicain a convoqué les entreprises opératrices d’internet pour leur imposer de contrôler les informations sur le coronavirus hors « version gouvernementale ». Avec aplomb ils affirment que ce qui n’est pas conforme à la propagande autorisée constituent de fausses nouvelles, c’est-à-dire des « mensonges ». Ils prennent donc leurs administrés pour des imbéciles alors que nos compatriotes savent très bien faire la part des choses. Il faut faire confiance aux Français.

Chers dirigeants, plutôt que la censure, placez l’espérance dans les Français, ils respirent la vie, l’amour de leur prochain, le bon sens, ils savent se mobiliser pour le bien commun, ils sont solidaires. Si vous les connaissiez, vous le sauriez. Respectez la dignité humaine de chacun. Arrêtez de les asservir avec vos principes économiques et les calculs individualistes de l’ambition qui guident vos pensées et vos actes.

Un Roi, lui, fait confiance. Les Français… il les a dans le cœur.

Tout est dit.

Olivier Leconte

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