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« La France de 2017 va beaucoup mieux que celle de 2012 » et « nos finances ont été gérées avec le plus grand sérieux », s’exprimaient ainsi les dirigeants de « l’ancien régime ». Largement de quoi imaginer que notre tirelire nationale regorge de richesses.

Mais un budget dénoncé comme insincère dès octobre 2016, et l’immense prodigalité de l’ancien président en période électorale, font que la réalité est autre, et le verdict accablant. Il manque 8 à 10 milliards pour tenir nos engagements et honorer la voix de la France.

M. Sapin s’étonne, s’emporte et s’escrime à nier l’héritage transmis à ses successeurs, mais personne ne s’y trompe et surtout pas la cour des comptes. L’erreur existe, la cacher est une faute.

Entre autres fourberies, la loi Sapin 2 autorise l’État à mettre nos économies sous séquestre. Cette mesure n’est pas destinée à protéger l’épargnant, mais à permettre à l’État de nous spolier pour pallier une crise financière qui ne manquera pas de nous déstabiliser, à l’instar de la Grèce, si nous sommes dans l’incapacité de maîtriser nos dépenses. Tant que le patrimoine des Français reste supérieur à la dette de l’État, il est possible de vivre de l’emprunt. Si l’on ne prête qu’aux riches, arrêtons alors de nous appauvrir.

Ah, si nos éminents économistes, que le monde entier nous envie, géraient le pays comme ils gèrent leurs propres affaires, les Français seraient beaucoup plus nombreux à payer l’impôt de solidarité sur la fortune.

Philippe Nourrisson

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