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La presse, cette fin de semaine dernière, s’est faite l’écho de la décision prise par les syndicats guyanais d’engager une grève générale à compter de ce lundi 27 mars.

Il est significatif qu’en métropole nous n’entendions parler de l’Outre-Mer et ici du département de Guyane qu’à ces occasions. Les médias sont d’ailleurs restés assez discrets sur les causes de ce qu’il faut bien appeler un soulèvement, heureusement peu violent. Pourtant ces causes sont éloquentes. Les grévistes protestent contre la « vie chère », contre l’insécurité, contre la difficulté d’accès à la propriété privée et contre la dégradation des services publics.

Ces causes dénoncent un constat d’échec général ;
– celui de la politique de défense et de sécurité en Guyane, qui mobilise des forces importantes et ne parvient pas à juguler la criminalité, notamment liée à l’orpaillage clandestin et aux trafics de drogues.
– celui de la continuité territoriale, devenue un véritable assistanat, mais qui ne réussit pas à créer une qualité équivalente d’accès aux infrastructures publiques par rapport aux standards de la métropole, faute de création de richesse locale suffisante.
– celui de l’autonomie économique évanouie d’un territoire qui n’a jamais autant parlé d’indépendance que depuis qu’il est évident qu’il ne peut matériellement vivre séparé de la France.

L’Alliance royale, en tant que mouvement politique, appelle nos gouvernants à prendre la mesure des événements et à donner aux forces armées et de police les instructions nécessaires pour un rétablissement complet et durable de l’ordre public, notamment dans le domaine forestier amazonien aux mains de criminels et de contrebandiers. Nous demandons également à nos gouvernants de prendre les mesures nécessaires en matière d’aménagement du territoire et d’action économique pour replacer la Guyane dans une dynamique de croissance économique appuyée sur le secteur privé et non sur l’administration, notamment en donnant à ses matières premières des débouchés naturels vers la métropole, quitte à renégocier nos tarifs douaniers afin de mieux protéger les produits ultra-marins.
Nous demandons également au gouvernement de s’appuyer prioritairement sur les courants politiques guyanais loyalistes et non sur les indépendantistes, dont Madame Taubira est, hélas, une des plus éminentes figures.

À chaque Français, l’Alliance royale rappelle que la Guyane est devenue terre de France avant Nice, avant la Savoie, avant la Lorraine et même l’Alsace.
Notre présence en Amérique n’est pas une incongruité, elle est le rappel permanent du caractère universel de notre civilisation et de notre histoire impériale dont le souvenir, loin d’être un fardeau, doit être un guide pour l’avenir.

Français de Guyane, nous sommes avec vous, dans l’espérance du rétablissement de l’ordre public, du retour de la prospérité économique, et dans le souci d’une plus grande considération à votre égard de la part des Français de la métropole.

Vive la France ! Vive le Roi !

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