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Déclaration du prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme du 9 avril 2020 à l’occasion de la crise sanitaire et économique provoquée par le covid-19 (en vidéo sur notre chaîne Alliance royale Le parti royaliste)

Mes chers compatriotes,

Depuis plus de 40 ans, notre pays traverse, avec des hauts et des bas, une crise économique qui n’en finit pas.

Cette crise est la conséquence de mauvaises orientations stratégiques tant à l’échelle nationale qu’européenne, voire de l’absence de stratégie.

Elle traduit surtout une crise d’identité profonde, en France et dans les pays d’Europe de l’Ouest, qui nous amène à douter de nous-mêmes et de notre rôle au service de la civilisation et de l’humanité.

La crise sanitaire actuelle est plus visible et dramatique que la crise politique que nous vivons depuis de nombreuses années : ces derniers mois, l’impréparation de notre pays et son incapacité collective, du fait de ses dirigeants, à anticiper la propagation du virus Covid-19 a sauté aux yeux de tous, alors que nous avions pourtant suivi en direct l’évolution de la pandémie en Chine, dès le mois de décembre 2019.

Les sondages dans lesquels vous vous exprimez, comme vos commentaires sur les réseaux sociaux, témoignent d’un discrédit exponentiel de la classe politique.

Récemment encore, une ancienne ministre de la Santé a évoqué une erreur d’appréciation ou un mensonge au sein du gouvernement.
Il ne s’agissait pas pour eux d’abord de sauver les malades de la pandémie Covid-19 mais bien d’adopter une posture idéologique.

Le manque d’appréciation de la situation, notamment gouvernementale, se solde par un fiasco humanitaire, son flot de détresse et des décès ainsi que par un confinement subi brutalement par tous, sans aucune anticipation.

Frappé dans ma propre famille, par la mort d’un être cher contaminé par le Covid-19, je comprends la souffrance de ceux qui voient leurs proches souffrir de cette maladie et, pour certains, en mourir.

Je tiens à les assurer de toute ma sympathie et de mes prières à leurs intentions.

Dans les circonstances présentes, mais aussi depuis de nombreuses années, notre plus grande faiblesse reste l’individualisme qui nous sépare et nous divise. L’heure est venue de faire front ensemble pour le bien commun, dans l’amitié et non dans la défiance.

L’abnégation des médecins, des soignants et de l’ensemble du personnel hospitalier, qui ne comptent ni leur énergie ni leur temps, doit être pour nous un exemple. Certains d’entre eux ont déjà payé un lourd tribut au coronavirus. Je souhaite me faire le porte-parole de tous les Français en leur réaffirmant notre gratitude, notre admiration et notre profonde reconnaissance.

Membre d’une famille qui a été associée d’une manière si forte aux heurs et malheurs de notre pays, c’est pour rassembler les Français et les appeler à se souvenir de leur histoire plus que millénaire, depuis le baptême de Clovis, que je prends la parole.

Aujourd’hui, face à l’épidémie, il est temps de faire front commun et de nous montrer solidaires ; demain, à l’issue de ce triste confinement, nous aurons à faire face, ENSEMBLE, à une crise économique sans précédent pour notre génération.

Nous ne pourrons pas surmonter cette catastrophe avec les vieilles recettes surannées, appliquées depuis plus de 40 ans, en France comme en Europe : elles nous ont déjà conduits dans le triste état où nous sommes.

Je suis convaincu que rien ne sera plus comme avant. Si nous voulons ressortir plus forts de cette crise (à la fois européenne et internationale), nous devons entreprendre une réforme en profondeur pour que la France renaisse de ses cendres et retrouve la place qui est la sienne.

Je vous invite à vous libérer de toutes les idéologies partisanes et des préjugés qui vous font croire que les institutions actuelles, françaises et européennes, sont les seules possibles et les seules viables. D’autres solutions politique existent en France, chez nous, en collaboration avec les nations européennes, et en lien culturel avec tous les pays de la francophonie et tous nos partenaires dans le monde.

La France n’est pas seule, mais elle doit compter sur ses propres forces pour se redresser. Je vous invite à ouvrir toutes grandes les portes que, dans l’histoire, beaucoup ont voulu cadenasser de peur que vous les franchissiez pour y trouver les réponses dont notre pays a besoin.

C’est pourquoi, je vous proposerai régulièrement des rendez-vous sur les réseaux sociaux…

Chers amis, que Dieu vous garde et garde notre pays en ces temps difficiles.

Je vous souhaite à tous, dans la mesure du possible, de joyeuses fêtes de Pâques.

VIVE LA FRANCE.

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