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Mardi
6 Septembre
2011
 Université d'été socialiste à La Rochelle la semaine dernière, université d'été UMP cette semaine à Marseille. Dans les deux camps, les lignes principales des programmes se dégagent. Crise économique oblige, le champ de la politique sociale est à l'honneur et les propositions des deux partis, fondées essentiellement sur la lutte contre le chômage et de nouvelles mesures fiscales, semblent assez interchangeables. Pour preuve : un homme en vue déclare qu'il s'agit d'arbitrer entre "quelques dizaines d'euros de plus pour le premier enfant, ou quelques milliers de places en crèche de plus". Il ne s'agit pas d'un cacique du socialisme, mais de l'actuel ministre du travail, Xavier Bertrand. Plus troublant : un autre leader politique prône l'élargissement de la base imposable, pour que chacun contribue, même de façon symbolique, aux charges de l'Etat. Il en rajoute une couche en demandant la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG au nom de la simplification fiscale, et il s'agit du socialiste François Hollande, non d'un représentant de l'aile libérale de l'UMP. Il apparait que définitivement, entre les deux partis, les propositions seront bonnet blanc et blanc bonnet, la polarisation s'opérant dans le discours apparent, mais aucunement dans le contenu. Au milieu de ces propositions, fort intéressantes par ailleurs, on peine à trouver des mesures de politiques internationales, des réflexions sur l'indépendance de la France, sur l'avenir de nos armées, de nos universités, de notre recherche, de notre justice, de la gestion de nos flux migratoires, etc. Pis encore, on peine à trouver le nom de la France écrit dans les comptes rendus de presse ! La France est la grande oubliée de la campagne. Les grands partis orientent leurs propositions vers l'estomac de l'électeur ! Attitude louable, mais très largement insuffisante, que l'Alliance royale dénonce ! Dans cette orientation de la campagne électorale vers des mesures conjoncturelles consensuelles, l'Alliance royale voit le résultat des errements d'un système républicain à bout de souffle, où les talents sont tous orientés vers la prise du pouvoir suprême, considéré comme une fin en soit, et non plus comme le plus grand service rendu à la nation. L'Alliance royale déplore que, dans cette course folle pour le pouvoir, des talents remarquables s'épuisent en propositions sans lendemains et en duels stériles. C'est pourquoi, l'Alliance royale maintient que c'est dans l'institution royale seule que ces maux trouveront leur réponse, que les talents pourront s'orienter vers le bien commun et les réflexions stratégiques nécessaires à l'avenir de la France retrouver leur place. C'est pourquoi l'Alliance royale réaffirme qu'un changement institutionnel en profondeur est la condition sine qua non des réformes dont la France a le besoin le plus urgent. Elle n'a qu'un mot d'ordre : "Le roi, maintenant !".
Gabriel Thibout
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