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Le thème a déjà été évoqué, mais l’hypothèse du transfert que l’éthique sportive devrait réprouver, devient réalité. A croire que dans ce milieu on marche sur la tête ; mais comme d’un autre côté on y pense avec les pieds, l’équilibre est rétabli. Et, à en croire l’enthousiasme  politique et le battage  médiatique, il s’agit d’une affaire hors du commun, supposée amener des centaines de millions dans nos caisses désespérément vides ; jetons un voile pudique sur l’origine de ces revenus, et sur celle de ces produits dérivés, revendus  dix à cent fois leur coût de revient . En attendant, la seule chose concrète, c’est le montant de la transaction estimé entre 220 et 400 millions d’euros charges comprises. Pour ce qui est des gains, attendons de voir ce qu’il en sera réellement. Souhaitons seulement que le contribuable ne sera pas appelé à la rescousse, à son insu bien évidemment, si la situation n’était aussi brillante que celle que l’on nous promet.

Ceux qui au siècle dernier s’indignaient de l’exploitation de l’homme par l’homme se montrent fort discrets ; il n’y a même pas un député pour déposer sur les bureaux de  l’assemblée nationale, l’équivalent en nourriture de une heure de gain du nouveau salarié du PSG.

Il faut dire que ce n’est plus l’homme qui est exploité, mais sa bêtise. Le marché est si immense que l’on a du mal à en trouver les limites ; de plus il est renouvelable et tellement plus lucratif.

Restons conscients que ce n’est pas dans ce domaine que la France est la plus attendue, et qu’elle pourra hisser son pavillon avec fierté.

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