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Editorial du 15/6/2020

Chaque loi, chaque règle est toujours décriée comme liberticide, mais la vraie question est : quelle liberté voulons-nous défendre, celle des honnêtes gens ou celle des voyous ? Le professeur est-il libre lorsqu’il se rend au collège, angoissé, avec la crainte de se faire agresser ? Un enfant est-il libre lorsqu’il est racketté par d’autres enfants à l’entrée de son immeuble ? Une mamie est-elle libre lorsqu’elle rencontre un gamin de 13 ans qui l’oblige à courber l’échine et baisser les yeux ? Une petite fille est-elle libre lorsqu’elle se fait brutaliser à la sortie de l’école parce qu’elle est bonne élève ? L’honnête travailleur est-il libre de se rendre dans son entreprise lorsque son véhicule a été incendié par un voyou ? La liste est longue… sans parler des sapeurs-pompiers et des forces de l’ordre piégés et caillassés, des médecins molestés, des travailleurs sociaux insultés lorsqu’on ne crache pas sur eux.

Avec le Roi, par contre, parce que la justice serait impartiale, l’insécurité changerait de camp. Les honnêtes gens seraient défendus et les délinquants seraient punis.

En victimisant les malfaiteurs, la République défend leurs actes répréhensibles et foule aux pieds les droits des personnes respectueuses des règles communes. Il y a trop de souffrance en France, il est temps remettre chacun à sa place. D’abord par le dialogue, ensuite, par une contrainte raisonnée, enfin par des sanctions justes et fermes. Croyez-vous être du coté du peuple lorsque vous défendez les casseurs et calomniez les forces de l’ordre ? La victimisation systématique et générale d’une partie de la population crée et incite celle-ci à la haine. Le fond de commerce politique et partisan de « la lutte des classes » est devenu, par la manipulation des politiciens, la lutte des « places » : souvenons-nous des migrants à Calais et des ZAD, zones à défendre disséminées à différents endroits du territoire national. Les marginaux auraient tort de se priver car ils finissent toujours par obtenir gain de cause.

Le premier acte du quinquennat de Monsieur Macron a été de ridiculiser la démocratie en bafouant le résultat du référendum de Notre-Dame des Landes. Comment peut-il aujourd’hui être respecté par les délinquants qui savent qu’il cédera ? Maintenant nous entrons dans l’ère de la « lutte des races » comme aux États-Unis. Sous couvert de bonnes intentions qui, au premier abord, semblent très louables, les fondamentalistes sectaires manipulent l’opinion publique pour atteindre leur seul but : la déstabilisation de la France au profit d’une doctrine intolérante et dictatoriale. Ce groupe d’extrémistes, nous pourrions l’appeler « les diviseurs » ou « les démons».

Au lieu d’apaiser les dissensions, ces irresponsables les exacerbent et veulent créer la violence et le chaos. En véhiculant une image romantique de la « révolution », les fanatiques occultent sciemment que 1789, 1793, 1830, 1848 et 1871 ont donné des guerres civiles meurtrières opposant les Français aux Français et révélant au monde les plus mauvais cotés de la bassesse humaine. Aux adeptes du mensonge et de la haine opposons les royalistes, apôtres de la vérité et de l’amour. La monarchie apporte l’unité, la paix et la sécurité. Ceux qui véhiculent la révolte, la haine et dont le fonds de commerce est l’apologie de la violence doivent être sanctionnés pénalement. Celui qui monte ses compatriotes les uns contre les autres ne mérite pas de représenter ses concitoyens.

La liberté de la presse comme la liberté d’expression sont des droits essentiels mais rendre la justice est un devoir encore plus fondamental. Les journalistes veulent défendre leur sources, en leur garantissant l’anonymat, même si l’information partagée fait d’eux des complices. Rentrer dans le jeu des diviseurs ou les cautionner rend complices de la violence. L’information ne doit pas devenir le moyen de soutenir des causes véhiculant la haine de l’autre, même habillée « des meilleures intentions du monde ». L’acte illégal pour un citoyen devrait l’être tout autant pour ceux qui partagent l’information. La liberté du journaliste n’est pas hors de la loi ! Il ne faut surtout pas censurer la presse mais lorsqu’elle relaye ou révèle des faits de délinquance, des crimes ou des délits, elle ne doit pas s’affranchir des règles communes. En protégeant ses sources, en refusant de les communiquer à l’autorité judiciaire, un journaliste donne une immunité à l’informateur qui déroge au droit commun. La vérité est le but premier de toute enquête, tout ce qui entrave cette recherche est une forme de complicité, voire de délinquance. Abolissons les privilèges journalistiques ! En revanche, défendons la liberté d’expression, il n’est pas tolérable qu’un journaliste soit inquiété pour avoir affiché une opinion.

Chaque Français a le droit de s’exprimer même hors de la pensée officielle. Refuser l’expression, quel que soit le moyen utilisé, est le marqueur de la dictature. Le pire de l’hypocrisie de l’État républicain est de déléguer la censure à des organismes privés comme les GAFA. Le refus de laisser manifester une opinion est toujours source de violence.

Le bon sens pour garantir le bien commun et restaurer les libertés publiques, c’est le Roi. Lui seul peut affermir – car il n’est pas partisan – l’unité, la liberté d’opinion, la justice et notre sécurité. Il est temps de s’unir pour vivre…

Ensemble la France.

 

Olivier Leconte, Délégué général de l’Alliance royale

 

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