Le refondation politique proposée par l’Alliance Royale se place entre continuité et rupture ; continuité avec les institutions actuelles, mais en retenant qu’elles ont de meilleur ; rupture, en revanche, avec une République par nature totalitaire et partisane.
Contrairement aux comportements révolutionnaires qui ont encore cours de nos jours, nos propositions ne font pas « du passé table rase ». La monarchie n’a d’ailleurs jamais rompu avec un contexte social et politique préexistant, ce qui lui a permis de perdurer sans heurts et d’évoluer au fil des siècles.
Voilà pourquoi l’Alliance veut repartir de la constitution de la V° République : restaurer l’autorité régalienne en la personne du Président, faire de lui un arbitre au-dessus des mêlées. Bien sûr, la V° République a échoué, avec son président qui n’est qu’un homme de parti. Elle est condamnée à osciller entre le parlementarisme de la IVème république et le présidentialisme que le régime actuel est en train de mettre en place. Mais l’idée fondatrice était saine et le système est en place. Nous insistons donc sur la continuité de nos propositions avec l’organisation politique telle que nous la connaissons aujourd’hui. Elles en retiennent ce qu’elles ont de meilleur, mais en leur donnant du sens : le Chef de l’État devient le Roi.
Nos propositions ne rompent pas non plus avec la démocratie, mode habituel de désignation des représentants dans nos sociétés modernes, mais elles soulignent la nécessité de représenter les Français de façon plus équitable, dans laquelle chacun est représenté selon le rôle qui est le sien dans la société, avec sa contribution au bien commun, mais aussi ses problèmes et ses besoins.
A contrario, nos propositions sont bien en rupture avec la République, dans laquelle s’affrontent des partis politiques dans des querelles idéologiques et qui laisse à une administration incontrôlée la réalité du pouvoir. Nous nous prononçons en particulier pour une limitation drastique du pouvoir politique des partis que la philosophe Simone Weil qualifiait de « machines à fabriquer de la passion collective ». Nous voulons mettre un terme à cette schizophrénie entre partis de majorité et partis d’opposition, qui distille son poison jusque dans les petites communes et offre sans répit le spectacle navrant de la mauvaise foi politique.