La couronne, la main de justice, l’épée et l’anneau sigillaire, symboles de sa fonction, rappellent les serments du Roi pour le bien commun et la sauvegarde de la France.
On ne saurait minimiser l’importance de la symbolique, parce que l’homme a besoin de repères : la République elle-même a ses héros, ses emblèmes et son hymne. Nous, Français d’aujourd’hui, avons besoin de symboles simples et chargés de sens, qui représentent la justice, l’unité, la paix.
C’est pourquoi, lors de son accession à la couronne, le Roi reçoit les attributs de sa fonction :
la couronne, qui symbolise l’autorité ;
la main de justice, qui symbolise bien entendu la justice ;
l’épée, qui symbolise la force au service de la paix ;
l’anneau sigillaire, qui symbolise l’union du souverain avec son peuple.
Il prononce alors quatre serments :
à la couronne est attaché le serment de défendre la couronne contre l’ambition des puissants et de la garder fidèle à l’Eglise romaine ; c’est par ce serment que sont réaffirmés l’inaliénabilité de la couronne, ainsi que l’existence d’une loi universelle opposable à l’arbitraire politique ;
à la main de justice est attaché le serment de rendre justice aux petits et aux faibles, et à tous, sans distinction de leur race, de leur origine, de leurs opinions et de leur religion ; par ce serment est affirmé le caractère de magistrature de la royauté, ainsi que les principes de laïcité, de liberté de conscience, et de respect de la dignité des personnes ;
à l’épée est attaché le serment de défendre la France et ses citoyens contre les agressions et les atteintes à sa souveraineté, avec le concours de son peuple, et de garantir la paix ; par ce serment est affirmé l’autorité du Roi comme chef des armées et le principe de la responsabilité des citoyens dans la défense de la patrie et la paix ;
à l’anneau est attaché le serment de demeurer fidèle à son peuple, de respecter sa parole, de se garder de tout orgueil, et de bannir la haine et le mensonge ; par ce serment sont réaffirmés la qualité d’époux du souverain pour la France, et l’humilité de sa personne.
Le drapeau blanc à fleurs de lys est bien entendu relevé. C’est celui du roi. Il signifie la présence du souverain. Mais, le drapeau tricolore demeure l’emblème national. Beaucoup de personnes sont mortes pour lui, sur les champs de bataille ou dans la résistance. Le drapeau tricolore a dépassé son cadre révolutionnaire et a été le symbole de l’unité des Français lors des crises les plus graves. En revanche, pour marquer l’adoption de ce drapeau par la royauté, et dans la continuité du vœu de Louis XIII, le signe du Sacré Cœur sera apposé.
La Marseillaise est abolie : c’est un chant violent, chargé de haine et de discorde. Il sera avantageusement remplacé par un hymne célébrant la paix et l’unité des Français. Le 14 juillet est bien entendu supprimé, pour la même raison : le 15 août devient la fête nationale, puisque c’est la fête patronale de la France.