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C’était dans une ambiance festive, que les recrues de l’armée de conscription, marquaient les cents derniers jours de leur service sous les drapeaux, par des messages envoyés à leurs proches, véritables déclarations d’humour sous fond de collecte d’argent. Cette tradition est entretenue encore dans certains lycées, sous une autre forme, cent  jours avant le baccalauréat.

Mais en cette journée du 15 août, ce n’est pas la fête nationale suite au vœu de Louis XIII, ou la célébration mariale de Notre-Dame de l’Assomption, qui agite la presse, mais les premiers « Cent-Jours »  de la présidence, un père cent inversé.

Le miracle ne s’est pas produit, le chemin de la pensée et celui de l‘action ne se sont pas croisés le centième jour, comme si les règles de la politique venaient à défier celles des mathématiques. Et dans le domaine des probabilités, par extrapolation d’une loi de Murphy, si il y a plusieurs façons de présenter l’actualité, dont l’une sous forme de catastrophe, il y aura toujours des pessimistes pour emprunter cette voie. Trois mois et huit jours pour dresser un premier bilan de l’action présidentielle est peu significatif en regard de décennies d’immobilisme, et titrer sur la « malédiction des cent jours » relève plus du fantasme que de la réalité. Si l’on fait référence aux « Cent-Jours », période historique du retour de l’empereur qui s’est soldée à Waterloo, alors à toute chose malheur est bon : cent et quelques jours après, c’était le retour au trône.

La mandature s’exerce sur cinq ans, pas sur les 3 premiers mois. Nous n’attendrons pas le percent pour porter un regard objectif et dépassionné sur l’action présidentielle, mais prenons le temps et le recul nécessaires, car c’est l’impatience de gagner qui fait perdre comme nous l’a enseigné Louis XIV.

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