L’Alliance
Royale a pour objectif de porter dans le débat politique la question de
l’institution royale. Elle accompagne cette démarche de propositions
concrètes, pour des institutions stables et des lois orientées vers le
bien commun et garantes de l’intégrité de la France. Ces propositions
constituent sa plate-forme politique.
Pour
faire entendre sa voix, l’Alliance Royale, constituée en parti
politique, a entrepris de s’exprimer régulièrement à l’occasion des
diverses consultations électorales. La campagne européenne s’inscrit
dans cette démarche.
Dans
cette perspective, l’élection européenne revêt une importance
particulière, car aucune pays d’Europe, pas plus la France qu’un autre,
ne peut faire abstraction de son voisinage géopolitique, comme une
famille ne peut pas ignorer le quartier dans lequel elle vit. Le débat
sur l’Europe permet de reposer la question de la place de notre pays
dans un contexte géopolitique, économique et culturel nouveau et en
perpétuelle évolution.
D’autant
que la France, de par sa situation exceptionnelle, peut, si elle le
veut, être un acteur effectif de la construction européenne. L’Alliance
Royale attire à cet effet l’attention de nos compatriotes sur le double
risque qui marque actuellement la position de la France en Europe :
risque de dilution dans un espace technocratique sans âme et sans
consistance politique, et risque de repli sur soi et d’enfermement dans
nos frontières nationales.
Bien
sûr, l’Europe n’est pas une fin en soi. La construction de l’Europe doit
être d’abord et avant tout orientée vers la préservation des intérêts
de la France. La participation de l’Alliance Royale aux élections
européennes s’inscrit donc d’abord et avant tout dans une perspective
résolument française. Mais la construction européenne est aussi
l’occasion de reparler de la solidarité naturelle entre les peuples, que
l’on opposera volontiers à la vision mondialiste supranationale qui
domine aujourd’hui les débats. Dans cet esprit, l’Alliance Royale est
ouverte à la conclusion d’alliances avec des formations politiques
d’autres pays d’Europe, et qui partagent ses vues.
Dans
cette double perspective française et internationale, l’Alliance Royale
veut placer au cœur de toute coopération entre les pays européens, trois
principes fondamentaux : la souveraineté des Etats, la subsidiarité dans les institutions, et la solidarité dans l’espace naturel européen.
Conformément à ces trois principes, l’Alliance Royale propose une alternative à l’Union Européenne,
qui préfigure déjà un Etat. Elle affirme que les nations européennes
peuvent coopérer sainement et efficacement, mais au sein d’une communauté des Etats européens,
disposant d’institutions spécifiques proches de celles de la Communauté
Européenne, mais destinées exclusivement à mener des politiques de
coopération entre les Etats membres.
Au sein de la communauté des Etats européens, l’Alliance Royale propose trois axes de coopération prioritaires,
correspondant à trois défis majeurs posés aux peuples européens en ce
début de XXIe siècle. D’abord, dans le domaine de l’économie : la préférence communautaire. Puis, dans le domaine de la sécurité : la surveillance du territoire et des espaces maritimes. Enfin, dans celui de l’environnement, la préservation d’un patrimoine naturel partagé.
Bien
sûr, une coopération ne peut exister durablement et de façon harmonieuse
que si certaines valeurs sont communes. Or, justement, les nations
européennes se sont, peu ou prou, construites sur les mêmes fondations.
D’ailleurs, la France, si elle veut elle-même se réapproprier les
valeurs qui l’ont faite, ne peut pas le faire en contradiction avec ses
voisins. C’est pourquoi l’Alliance Royale demande que soient restaurés
les fondements de la civilisation européenne, avec en particulier
l’affirmation de l’héritage chrétien de l’Europe.
Enfin, l’Alliance Royale estime qu’une coopération à l’échelle de l’Europe n’est envisageable que par le renforcement des institutions françaises.
On ne peut s’ouvrir au monde que si l’on est fort soi-même. Il faut
donc renforcer la souveraineté de la France, affirmer son identité et
préserver nos libertés. L’Alliance Royale estime donc indispensable de
mener en parallèle une réforme des institutions françaises. En
particulier l’indépendance du pouvoir royal et une démocratie
véritablement équitable sont les contrepoids nécessaires d’une
coopération renforcée avec nos voisins.
Dans le cadre des élections européennes, l’Alliance Royale propose qu’une charte européenne
donne les principes fondamentaux de toute coopération entre Etats
d’Europe dans le cadre de la communauté des Etats européens. Cette
charte constitue une alternative aux constitutions et traités actuels,
qui ont été rejetés par les Français.
55% des
Français ont dit non à ce projet d’Europe sans frontière et sans âme,
qu’une élite auto proclamée veut nous imposer. Malgré une extraordinaire
propagande, toutes les consultations populaires ont abouti au même
résultat : un refus. Nous savons donc que notre prudence vis-à-vis de la
construction européenne est largement partagée en France et en Europe.
C’est pourquoi l’Alliance veut faire connaître ses propositions pendant
la campagne européenne afin que les institutions politiques tiennent
compte de cette volonté majoritaire des peuples d’Europe et que la
nécessaire coopération entre les pays européens puisse enfin se faire
dans le respect de l’identité de chacun.