C’est une assemblée attentive de 25 personnes, majoritairement composée de nouveaux venus, qui s’est réunie ce 17 juin 2009, au centre Saint-Paul, à l’appel de l’Alliance royale en Ile-de-France.
Une brève analyse générale des résultats des élections européennes a permis de prendre acte de l’évolution du paysage politique français, avec la percée écologiste et la restructuration de la gauche marxiste sous la forme d’un essoufflement du NPA et d’une montée en puissance du Front de gauche. De même, le net recul des souverainistes et nationalistes suscite des interrogations. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sérieuses de ces évolutions. Si elles venaient à se confirmer, il appartiendrait aux royalistes de trouver des réponses propres aux problèmes qu’elles soulèvent. Le vote écologiste, notamment, semble exprimer le sentiment confus d’un dégoût du politique, de la part de nos concitoyens se tournant justement vers un vote non politique, et celui d’une nouvelle mentalité, celle de l’éco-citoyen, où l’idéologie des "khmers verts" n’est jamais loin. Les royalistes devront répondre spécifiquement et dans le domaine du politique, c’est à dire le domaine de la Cité. Jean-Philippe Chauvin, hier soir, nous a déjà donné une maxime claire : "pas de développement durable sans Etat durable." Conclusion : au roi !
La seconde partie de notre soirée fut consacrée plus spécifiquement au bilan de cette élection pour l’Alliance royale. On ne peut globalement que se féliciter d’avoir progressé dans toutes les régions où nous nous sommes présentés, à une exception près. La région Ouest fait exception, malgré la belle campagne de J.P. Chauvin et des scores parfois notables, comme 0,60 % à Brest ; c’est que nous n’y avons pas bénéficié, comme en 2004, de moyens très importants qui nous avaient permis de mettre des bulletins de vote dans tous les bureaux de vote de trois départements. L’Alliance royale estime que la faiblesse des résultats en valeur absolue, malgré un potentiel électoral réel (le sondage de 2007 nous crédite d’un potentiel de 20%), est une conséquence directe de l’absence des royalistes du terrain électoral depuis 60 ans. Nous partons de loin ; notre action s’inscrit donc dans la durée, nous le savons, et les moyens engagés dans la campagne sont encore pauvres. Mais cela n’explique pas tout. Il faut bien considérer que les scores atteints ne sont pas ceux de l’Alliance royale uniquement mais bien ceux du courant royaliste ; ils manifestent que les divers moyens d’action mis en œuvre par l’ensemble des mouvements royalistes ne permettent pas de toucher efficacement nos contemporains. C’est donc collectivement que nous devons nous remettre en cause.
Un certain nombre de difficultés, auxquelles nous nous sommes heurtés, ont mis en lumière des faiblesses que nous nous attacherons désormais à combler. Mais l’énergie déployée durant cette élection nous a donné une visibilité sur le terrain que nous n’avions encore jamais eu, et ce en dépit de l’absence de la campagne de notre président fondateur, Yves-Marie Adeline. Le support visuel des affiches, tracts et autocollants de la campagne n’est pas pour rien dans notre progression. Un autre fait nouveau est le soutien actif de nombreux royalistes hors de nos rangs, ce dont on ne peut que se féliciter. Nous espérons que c’est le signe que les querelles de chapelles s’estompent. Ces éléments confortent l’Alliance royale dans sa volonté de continuer à s’adresser aux Français par le canal des élections à chaque fois que ce sera possible.
Enfin, dans le domaine des perspectives d’avenir, ces élections furent l’occasion pour certains de nos militants de concentrer leurs efforts sur des territoires bien définis, qu’ils ont travaillé en profondeur, en vue de s’y enraciner pour les prochaines élections, législatives notamment. Gageons que ces lieux deviendront des viviers pour le renouveau royaliste que nous souhaitons.
La soirée s’est achevée autour d’un verre, où chacun a pu continuer d’échanger ses vues avec les cadres de l’Alliance royale présents ce soir là.
Déjà des projets concrets sont envisagés. Pour que l’énergie ne retombe pas, il faut se remettre tout de suite en marche, c’est ce que nous faisons en donnant rendez-vous à tous les militants royalistes pour notre université d’été des 29 et 30 août, qui aura lieu à Paris.
Vive le roi !