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Editorial du 7/4/2021

La mairie de Strasbourg a voté une subvention de 2,5 millions d’euros à la Confédération islamique du Millî Görüs (association culturellement et idéologiquement pro-Erdogan) pour financer la future grande mosquée turque de la ville. Cette association (71 mosquées sur 2.500 en France) refuse la prévalence de la législation française et de la laïcité sur la foi musulmane, refuse le droit à l’apostasie pour les musulmans et ne respecte pas la dignité humaine, puisqu’elle refuse l’égalité des hommes et des femmes (d’ailleurs, la Turquie s’est retirée de la convention d’Istanbul, le traité international pour la lutte contre les violences conjugales) et ne condamne pas les actes de terrorisme islamique en France. Cette association pratique un séparatisme assumé par la promotion très active de l’expansion culturelle turque en France ! Une loi en préparation prévoit de contrôler les financements étrangers ; mais la subvention municipale strasbourgeoise nous montre comment les décisions du parlement pourront être contournées. Par son refus de l’intégration, la Confédération islamique du Millî Görüs est une menace contre l’ordre public. Elle menace la cohésion nationale en prônant l’obéissance à des lois qui sont en opposition avec celles de la France.

Le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) est une organisation politique qui dépend de la direction des affaires religieuses du gouvernement turc. Celle-ci est financée par la Turquie, qui détache des imams salariés pour endoctriner en France. En outre, le Comité est gestionnaire de 250 mosquées qu’il a rétrocédées à l’État Turc. Ses imams prêchent un islam politique, nationaliste, identitaire et soumis au président turc. Ils refusent l’assimilation des générations de Turcs nés en France. Ils créent le séparatisme et le communautarisme en développant une culture incompatible avec celle du pays d’accueil. Le régime turc se sert de la haine anti-arménienne de ses ressortissants pour que les 700.000 turcs qui habitent notre pays détestent la France. Elle véhicule des slogans haineux, racistes et anti-chrétiens. Cette avant-garde renforce le parti islamiste nationaliste du président turc et s’infiltre dans les instances islamiques pour contrôler l’islam en France. Ses groupes (comme les « Loups gris », organisation paramilitaire du MHP, un parti ultra nationaliste turc, infiltrée dans plusieurs pays européens) illégaux et ultra-violents sévissent en France : le 3 avril, un local associatif kurde a été attaqué par des fanatiques encagoulés et quatre hommes ont été roués de coups et blessés à l’arme blanche ou avec des battes de baseball. Cette manœuvre d’intimidation s’adresse-t-elle à nos dirigeants ? Ceux-ci semblent se laisser endormir par les boniments d’un rapprochement avec Ankara qui, d’un autre côté, favorise (d’après la Grèce) les passages migratoires depuis quelques jours pour mettre l’Union européenne sous pression. C’est peut-être la peur de nos gouvernants qui ont déjà démissionné, en refusant l’affrontement par pure lâcheté. Ils gagnent du temps mais le temps joue contre les Français, contre la paix et contre l’unité nationale dont ils ont la charge. Les attaques de la communauté arménienne, bien assimilée, sont incessantes : près de Vienne, le 28 octobre dernier, des guerres de rues ; à Décines-Charpieu (région lyonnaise), la dégradation du mémorial du Génocide et celle du Centre national de la mémoire arménienne.

Il est temps de réagir avant que la situation soit hors de contrôle ; sinon, le prix à payer sera exorbitant si nous refusons de nous soumettre, de perdre notre âme, notre culture et nos traditions. Le prix sera encore plus exorbitant si nous nous soumettons, car les lois ne seront plus choisies démocratiquement mais imposées par une culture qui ne reconnaît ni la tolérance, ni la fraternité entre tous les hommes, ni l’amitié et la liberté.

Conscients de la situation, alertons nos amis et connaissances en leur expliquant et en réexpliquant qu’il est temps de se mobiliser derrière celui qui se présentera pour relever le défi et rendre à la France son âme et sa place, au service de l’humanité, celui dont la famille accompagne notre pays depuis quinze siècles, celui qui appartient à son peuple et dont le rôle est de nous unir…

Des quartiers-enclaves échappent à la France : l’ordre ne règne plus, la loi n’est pas respectée, l’autorité est bafouée, la dignité humaine rejetée, la vie méprisée et le bien commun oublié. L’assimilation est la clé de voûte de toute vie en commun ; la refuser, c’est soit de l’ignorance, soit de la haine contre nos compatriotes.

S’intégrer, c’est-à-dire vivre paisiblement au milieu des autres mais sans vouloir en accepter les us et coutumes, n’est pas suffisant ; si un étranger veut rester durablement, il doit s’assimiler dans le pays d’accueil. A terme, il doit même volontairement en prendre la nationalité. Notre proposition : en renonçant à sa nationalité et en exprimant clairement sa volonté de contribuer à la défense et au rayonnement de notre pays, celui qui naît en France pourra demander la nationalité, avec un casier judiciaire vierge et un diplôme français prouvant sa maîtrise de la langue et sa volonté d’assimilation. Il faudra en outre, pour cette adoption plénière par la France, une substitution intégrale de la nationalité d’origine par la nationalité française. Après l’âge de la majorité légale, la nationalité s’acquerra en France après une période de mise à l’épreuve (10 ans). On peut vivre en France en gardant une autre nationalité.

Dans notre projet, l’immigration n’est pas remise en cause par principe mais ses modalités doivent faire l’objet d’un ajustement pour favoriser le respect du pays d’accueil. En dehors des réfugiés de guerre, migrer ne devrait être autorisé qu’avec un emploi et un logement réservés au préalable. C’est l’employeur qui procéderait aux démarches et qui serait pénalement responsable des personnes qu’il fait venir. Les assurances-chômage, retraite et maladie devraient être contractées par le candidat uniquement auprès d’organismes privés. Comme les immigrés ne cotiseraient pas pour la part salariale, leurs droits ne seraient pas ouverts à la Sécurité sociale. L’employeur verserait la part patronale aux organismes de Sécurité sociale de la même manière que pour un Français. Il n’y aurait pas d’immigration pour des mineurs ; ceux qui arriveraient en France non accompagnés seraient considérés comme des fugueurs – c’est du bon sens – qu’il convient de rendre à leurs parents en les renvoyant dans leur pays d’origine, comme on le fait en France pour les mineurs, qui sont raccompagnés à leur domicile. Les réfugiés de guerre seraient acceptés en France, mais ils n’auraient pas le choix de leur lieu de résidence, temporaire, qui serait attribuée par l’autorité administrative. Toute personne condamnée serait renvoyée dans son pays de nationalité, avec une interdiction de séjour de 10 ans pour un délit et définitive pour un crime. Il n’y aurait pas d’appel de cette décision administrative, prise automatiquement après la condamnation judiciaire définitive.

Olivier Leconte, Délégué général

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