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Editorial du 8/11/2020

Le bilan du régime actuel est dramatique. Le manque d’anticipation, de projection vers l’avenir, d’analyse raisonnée des choix politiques, en matière de justice, de sécurité, de liberté, de fraternité et de solidarité nous enfonce dans une situation de crises multiples : crise sanitaire, crise sociétale, crise sécuritaire, crise migratoire, crise internationale avec de nombreux affrontements armés ou terroristes, crise économique, crise de la famille, crise du travail…

Nous payons le prix de l’élection de dirigeants qui n’abordent le mandat national, confié par les électeurs, que dans une logique de carrière politique ou d’idéologie, sans tenir compte des réalités et du bien commun des Français.

Il est nécessaire de rappeler les principes fondamentaux de notre culture judéo-chrétienne et gréco-latine : la défense de la dignité de la personne et le respect de la vie humaine ; le principe de subsidiarité à tous les échelons de la société ; le bien commun ; le droit de faire communauté et le devoir d’y participer activement, ce qui est le principe de base de toute démocratie ; la solidarité raisonnable entre tous et plus particulièrement en faveur des plus pauvres et des plus faibles ; l’égalité entre les hommes et la gérance intelligente de la planète, du vivant et des équilibres naturels ; l’état de droit, qui n’est pas à la merci de l’interprétation des juges créant une jurisprudence outrepassant le cadre de leur fonction et détruisant les libertés publiques.

La crise sanitaire est due au manque d’anticipation stratégique. Les gouvernants depuis de nombreuses années limitent le nombre de médecins formés. Ils ferment des hôpitaux, maltraitent le monde de la santé en lui refusant une juste rémunération, ne lui donne pas les moyens de travailler… Les dirigeants diminuent le nombre de lits et créent une fracture territoriale : quand l’hôpital est à plus d’une heure de route d’un village ou quand les urgences sont saturées, avec une attente que je ne chiffrerai pas, tellement c’est choquant. Les députés vont même jusqu’à supprimer la liberté de conscience créant un malaise par le mépris ignoble qu’ils affichent à l’encontre de nos médecins. Les gouvernants successifs ont diminué les réserves stratégiques et nous ont mis en danger face aux crises sanitaires. Ils gèrent la situation dans l’urgence, sans réflexion et surtout sans faire confiance aux Français.

Un Roi, au contraire, délié des contraintes de l’élection, n’est préoccupé que de l’avenir de ses compatriotes.

Qu’aurait été une situation normale ? Les réserves stratégiques (masques, gants, etc) sont gérées (il n’y a pas se stocks obsolètes à brûler) et suffisamment abondant pour faire face aux fléaux soudains et imprévus. Avec un nombre de médecins suffisants et des hôpitaux disposant des moyens nécessaires nous aurions pu faire face à la COVID comme une maladie ordinaire. Vous êtes malade ? Le médecin vous soigne, vous confine à la maison et, si c’est plus grave, vous êtes hospitalisé, voire vous êtes admis en réanimation. Il n’y a pas de crise car, si les malades sont pris en charge dès un dépistage efficace et rapide, les hôpitaux ne sont pas saturés, les opérations vitales ne sont pas déprogrammées, il n’y a pas de choix à faire entre les patients… En cas de besoin, les établissements privés sont mis à contribution. La réquisition lorsqu’il s’agit de sauver des vies ne choque personne. L’armée intervient avec ses hôpitaux et une dizaine de structures hospitalières de campagne sont déployées pour secourir les territoires les plus touchés. Ensuite, bien sûr, il convient de prendre des mesures de distanciation physique entres les personnes et de leur demander de se protéger avec du matériel adapté. En aucun cas, il n’aurait fallu stopper l’économie et enfermer nos concitoyens chez eux. Les Français sont des gens responsables, il suffit d’informer et d’expliquer. Ce ne sont pas des demeurés !

Face à la crise, nos gouvernants ont été pris d’un vent de panique. Le manque d’anticipation et l’incompétence se sont traduits par des mensonges, auxquels seuls croyaient les bonimenteurs qui les proféraient. Vous auriez pu unir les Français pour faire face ensemble, en faisant appel à tous leurs talents. Les masques manquaient… il fallait programmer un tutoriel télévisé afin que nos compatriotes capables puissent fabriquer des masques… Chaque difficulté aurait pu être l’occasion d’une solidarité salvatrice et mettre en valeur celui qui apporte sa contribution. Pour chaque besoin il fallait demander… Les Français sont des gens fraternels, solidaires et dévoués.

Comme vous ne les connaissez pas, vous avez mis en place des mesures autoritaires, liberticides ; vous avez asséné tous les soirs des chiffres pessimistes et anxiogènes. En nous infantilisant, vous vous êtes disqualifiés…

Olivier Leconte, Délégué général

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