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De nombreux gilets jaunes réclament un changement au sommet de l’État Un certain nombre d’entre eux ont clairement exprimé leur souhait de voir le général de Villiers endosser les habits du chef de l’État Cela est-il souhaitable ? cela est-il envisageable ?

Le général de Villiers a répondu non à cette invitation. Consultant pour un grand groupe américain et écrivain à ses heures perdues, investir la magistrature suprême présente de nombreux risques.

Est-il souhaitable et envisageable d’avoir un général au sommet de l’État ? La déliquescence de l’État a plusieurs raisons. La première d’entre elles est le transfert de souveraineté qui s’est opéré depuis plusieurs dizaines d’années. Au regard du droit, de l’économie, de la monnaie, de la diplomatie, de la défense, la France est vassalisée. La seconde raison tient au caractère spécifique de la République. L’idéologie mortifère qui nourrit son âme détruit notre société de l’intérieur tel un cancer.

Un général, chef de l’État, n’aurait pas les mains libres pour rétablir un semblant d’ordre. Il n’aurait pas les moyens, dans le contexte de nos institutions de se réapproprier la souveraineté. L’Assemblée nationale, représentant le peuple selon les critères de notre démocratie, se ferait un malin plaisir de ruiner toute tentative de restauration de l’ordre public.

Il faudrait un véritable coup d’État, c’est-à-dire une véritable prise en main de nos ministères, de notre fonction publique, de notre armée, pour pouvoir espérer quelques changements. Mais, il resterait un obstacle majeur : les instances européennes, détenteur du pouvoir réel. De même, le pouvoir financier en Europe et dans le monde aurait très vite raison de ce général audacieux en étranglant notre économie et nos finances.

Alors ! oublions ! cette porte de sortie n’est pas la bonne. Elle mène dans une impasse. Rétablissons un véritable souverain, indépendant des coteries mais s’appuyant sur les forces vives de notre nation. Cela ne sera pas chose facile. Il faudra du temps, de la diplomatie, voire de l’autorité. Ce souverain doit avoir le caractère bien trempé. Il doit être un chef.

Merci, mon Général, au travers de votre dernier livre, de nous avoir montré ce qui fait un vrai chef !

Philippe Lassalle

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